
Une infiltration est signalée dans un logement ou dans les parties communes. Comment se passe la recherche de fuite, de la demande au rapport, et que peut préparer le syndic avant la visite ?
En bref
- Une recherche de fuite en copropriété commence sans rien ouvrir, avec les moyens choisis selon la situation et le besoin : humidimètre, caméra thermique, caméra d’inspection, mise en eau, eau colorée, gaz traceur ou fumigène.
- Si la fuite est dans un mur ou sous un sol, on ouvre à l’endroit repéré, pas plus grand que nécessaire, puis on referme et on remet en état.
- Sa durée dépend du réseau, des accès et des logements ouverts ce jour-là, et le rapport avec photos dit ce qui a été trouvé ou ce qui reste à vérifier.
Voir aussi : que faire en cas de dégât des eaux en copropriété
Les étapes d’une recherche de fuite en copropriété
Chez A.T.C. BAT, une recherche de fuite en copropriété suit en général ces étapes. L’ordre et les moyens changent selon la situation.
- Vous nous envoyez l’adresse, les logements ou parties communes touchés, des photos et les accès possibles. Votre devis vous est envoyé sous 24 h, dès que nous avons les informations nécessaires à l’intervention.
- Sur place, nous partons des traces : où elles sont, depuis quand, et ce qui se passait quand elles sont apparues.
- Sans rien ouvrir, nous mesurons l’humidité des murs et des plafonds, nous repérons les écarts de température et nous regardons l’intérieur des canalisations. Selon la situation et le besoin, nous testons aussi un appareil ou un réseau : mise en eau, eau colorée, mise en pression, gaz traceur ou fumigène.
- Nous visitons les logements autour de la tache, au-dessus et à côté, et les parties communes concernées : cave, gaines, toiture si la tache réagit à la pluie. Un logement resté fermé est noté dans le rapport.
- Si la fuite est dans un mur ou sous un sol, nous ouvrons à l’endroit repéré, pas plus grand que nécessaire.
- Vous recevez un rapport avec photos, qui dit ce que nous avons trouvé et ce qu’il faut faire ensuite. Si l’origine n’est pas encore confirmée, le rapport le dit et indique la suite : seconde visite, accès à un autre logement.
- Nous réparons la cause, refermons et remettons en état, avec le même interlocuteur du début à la fin.


Un exemple tiré d’un de nos rapports de début 2025, sans nom ni adresse. Des coulures marquent le couloir, dans les parties communes. Nous visitons deux logements du même étage. Dans l’un, nous testons les appareils un par un à l’eau colorée : lavabo, douche, WC. Seul l’essai du lavabo laisse des traces dans le couloir, visibles à la lampe UV. Le rapport conclut que l’écoulement du lavabo est en cause, et propose la suite pour trouver le point exact : passer la caméra dans la canalisation, ou déposer le meuble.
Rassembler les constats avant la visite
Indiquez où l’eau ou les traces d’humidité ont été observées. Des photos d’ensemble et de détail aident à situer les dommages. Précisez la date du signalement et les visites déjà effectuées, sans attribuer une cause qui reste à vérifier.
Le lieu où un dommage apparaît ne suffit pas à établir l’origine de la fuite. La demande décrit donc les observations disponibles : pièce touchée, plafond, mur, sol ou partie commune.
Une fuite toujours introuvable après une première recherche
Une recherche adaptée à la situation
A.T.C. BAT dispose d’un équipement professionnel pour examiner les canalisations et rechercher l’origine des infiltrations. Le choix des appareils dépend du réseau concerné, des accès et des dommages constatés.
La recherche peut être non destructive ou nécessiter une ouverture. Précisez les zones touchées et les visites déjà effectuées pour préparer l’intervention.
Avec ou sans ouverture : comment ça se décide
Notre recherche de fuite à Paris et en première couronne
Les appareils utilisés, selon la situation
Caméra d’inspection
La caméra d’inspection est introduite dans la canalisation à l’aide d’un long câble. L’écran affiche les images en direct pour examiner l’intérieur du conduit.
L’inspection dépend des accès au réseau et des passages accessibles à la caméra. Indiquez les conduites concernées et les points d’accès connus dans l’immeuble.
Caméra thermique
La caméra thermique montre les différences de température à la surface des zones examinées. Ces images orientent les vérifications lors d’une recherche de fuite. Une image thermique se lit avec les autres constats de l’intervention.
Humidimètre
L’humidimètre mesure l’humidité du mur, point par point. Il délimite la zone touchée et montre où l’humidité est la plus forte. Ces relevés se lisent avec les dommages visibles et les autres constats de l’intervention.
L’Agence Qualité Construction le rappelle : les appareils de mesure de l’humidité servent à localiser l’origine d’une fuite comme à mesurer l’étendue des dégâts.
Détecteurs et tests à l’eau
L’entreprise dispose également de détecteurs de recherche de fuite. Les appareils à utiliser sont choisis selon la canalisation ou la zone à examiner. La demande du syndic précise les symptômes observés et les contrôles déjà réalisés.
Les tests à l’eau complètent ces mesures, selon la situation et le besoin : une douche ou une baignoire mise en eau, de l’eau colorée que l’on suit à la lampe UV, un réseau mis sous pression.
Recherche de fuite sur toiture et verrière
Combien de temps dure une recherche de fuite ?
La durée d’une recherche de fuite dépend du réseau à examiner, des accès disponibles et des dommages constatés. Elle se fait un jour donné, dans les pièces ouvertes ce jour-là.
Une recherche n’aboutit pas toujours en une visite : un logement reste fermé, la fuite ne coule pas ce jour-là, ou la canalisation est encastrée. Le rapport le dit alors et prévoit la suite, par exemple une seconde visite ou l’accès à un autre logement. Plus on sait ce qui a déjà été vu, plus vite on va vers ce qui reste à voir : d’où l’intérêt de réunir les constats avant la visite.
Préparer la demande d’intervention
- Le cabinet de syndic ou le gestionnaire à contacter.
- Le lieu de l’intervention et les zones où les dommages sont visibles.
- Les accès disponibles et les coordonnées de la personne sur place.
- Les photographies ou le rapport d’une visite précédente, si vous en disposez.
Prévoir la suite de la recherche
Une fois l’origine identifiée, la réparation de la cause et la remise en état des zones abîmées se préparent séparément. Conservez les documents et les photos disponibles pour décrire les travaux à prévoir.
En copropriété, l’assureur qui organise la recherche dépend de l’endroit où elle se fait : en principe, celui de l’immeuble dans les parties communes, celui de l’occupant dans un logement occupé, celui du propriétaire dans un logement vide, selon la fiche « Assurance dégâts des eaux » de service-public.gouv.fr. Le coût, lui, suit l’origine de la fuite, précise la fiche du même site sur l’assurance en copropriété.
Le rapport remis après la recherche : ce qu’il doit dire
Sources
- Service Public (DILA), « Assurance dégâts des eaux », fiche F1352, vérifiée le 25 juillet 2025
- Service Public (DILA), « Copropriété : quelle assurance pour les parties communes ou privatives ? », fiche F2027, vérifiée le 22 juillet 2025
- Agence Qualité Construction, « Mesurer l’humidité dans les matériaux », Revue Qualité Construction n° 91, juillet-août 2005
Sources consultées le 16 octobre 2026. Cet article donne des repères généraux. Votre contrat d’assurance et le règlement de copropriété font foi.



